Portrait de Paul Campy

Conseil municipal du 23 février 2026

Rapport 2026-65 Attribution de subventions aux têtes de réseau dans le cadre du développement de l’économie sociale et solidaire par le soutien et l’accompagnement des entreprises villeurbannaises

Présentation par Paul Campy

Mesdames, Messieurs,

Avant d’entrer dans le détail de la délibération, je voudrais commencer par un élément de contexte important. Villeurbanne a récemment été classée 2ᵉ ville de France où entreprendre, selon une étude nationale publiée par Le Figaro.

Ce classement confirme une réalité que nous observons sur le terrain depuis plusieurs années : Villeurbanne est un territoire attractif pour les entrepreneurs, parce qu’il combine centralité dans la métropole lyonnaise, foncier accessible, écosystèmes lisibles, et accompagnement public assumé.

Mais ce que je veux souligner, c’est que cette attractivité ne repose pas uniquement sur l’économie classique, traditionnelle. Elle repose aussi – et de plus en plus – sur l’économie sociale et solidaire, qui fait pleinement partie de l’ADN économique de notre ville.

L’ESS, ce sont des entreprises qui créent de l’activité et de l’emploi tout en répondant à des besoins sociaux, environnementaux et territoriaux.

Et dans le contexte actuel, ce modèle n’a jamais été aussi pertinent. Ce soutien de notre collectivité n’a jamais été aussi précieux, la Région Auvergne‑Rhône‑Alpes ayant fait le choix de couper son soutien à l’ESS.

Nous faisons le choix par cette délibération de maintenir et d’assumer un soutien public à ces acteurs, parce que nous considérons que l’ESS n’est pas un caprice budgétaire, mais un levier stratégique de transition écologique, démocratique et sociale. Ce soutien s’inscrit très concrètement dans le développement de filières locales, en lien avec les grandes transitions que nous portons : le vélo, le réemploi, l’économie circulaire, l’insertion par l’activité économique, la petite économie productive.

Ces filières structurent des écosystèmes locaux, renforcent la résilience de notre économie et créent des emplois non délocalisables.

Un chiffre assez parlant : 12 % des salariés de Villeurbanne travaillent dans une structure de l’ESS.

Pour présenter cette dynamique et ce que représente concrètement l’ESS à Villeurbanne aujourd’hui, je vais donner la parole à Julien Ravello. Mais avant cela, je formule le vœu que ceux qui seront élus le mois prochain prennent la mesure de l’impact du développement économique dans la vie de Villeurbanne, et l’engagement de mettre les moyens alloués à celui-ci.

Seul le prononcé fait foi


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