Une meilleure digue contre les crues du Rhône

Conseil municipal du 23 février 2026

R-2026-97 Avis de la commune sur le dossier de demande d’autorisation environnementale relatif au projet d’augmentation du niveau de protection du système d’endiguement Vaulx-en-Velin/Villeurbanne Saint-Jean.

Intervention commune à tous les groupes de la majorité portée par Pauline Schlosser

Monsieur le Maire, Mesdames, messieurs, chers collègues

Avec l’augmentation des températures de la planète (+ 0,8°C depuis 1870), l’eau du sol mais aussi des fleuves et des océans s’évapore en plus grande quantité. L’air est donc plus humide, plus chargé en eau et les épisodes de pluie ont tendance à être plus forts et en toutes saisons.

Tout cela, en parallèle de l’augmentation de la durée et de l’intensité des sécheresses, autre conséquence du dérèglement climatique.

Quand les pluies sont très fortes, l’eau ne s’infiltre plus, ruisselle jusqu’au fleuve et provoque des crues, cela s’aggrave avec l’urbanisation et l’imperméabilisation des sols qui ne permettent plus l’expansion des crues. Désormais à Villeurbanne, et dans toute la Métropole d’ailleurs, nous désimperméabilisons les sols le plus possible, mais cela ne suffit pas, car en amont ce n’est pas toujours le cas. Alors il faut des digues pour nous protéger.

L’actualité dans le sud-ouest du pays nous a une nouvelle fois prouvé les importants dégâts subits en campagne comme en ville quand une crue fait céder une digue.

Chez nous, une crue du Rhône en 1856 avait fait 18 mort et détruit 1200 logement à Lyon-Villeurbane. Puis, entre 1910 et 1955 avant la construction de la digue le long du canal à Saint-Jean, le quartier Saint-Jean a subit en moyenne une crue tous les 7 ans jusqu’aux années 60.

Désormais les 83 000 habitants du territoire de Villeurbanne Saint-Jean, Vaulx-en-Velin et Décines – Secteur du Marais sont protégés des crues du Rhône par un Système d’Endiguement, composé de 14 km de digues, dont la digue de Saint-Jean.

Or, ces digues présentent aujourd’hui des risques de rupture et ne nous protègent pas au-delà d’une crue trentennale (c’est-à-dire une probabilité de 1/30 de se produire à chaque crue).

En accord avec l’État, la Métropole a décidé d’augmenter ce niveau de protection en réalisant des travaux qui protégeront les biens et des habitations à la hauteur d’une crue deux-centennale (une probabilité de 1/200). 

Ces travaux permettront de compléter le projet de renouvellement urbain de Saint-Jean, qui comprend la construction de nombreux nouveaux logements, d’équipements publics et l’accueil de nouveaux habitants.

Ce sera aussi l’occasion de redessiner les bords du canal, pour en faire un lieu de promenade apaisant et ombragé au bord de l’eau, un lieu de détente avec des jeux qui sera le bienvenu lors de nos étés caniculaires.

La Métropole en profite également pour restaurer le ruisseau de la Rize, le découvrir, car il est en partie busé, et le renaturer sur 1,5 km, dans sa partie vaudaise. C’est un projet favorable à la biodiversité et à la présence de l’eau dans la ville.

Mais ce projet est d’abord un projet de protection des habitants contre les inondations -et le dérèglement climatique nous oblige à mieux intégrer ce risque sur notre territoire.

Nous donnons bien-sûr un avis favorable à cette demande.

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi


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