Pour une ville perméable en harmonie avec ses ressources en eau et ses milieux aquatiques

Conseil Municipal du 30 mai 2022

Rapport 2022 166 Contrat métropolitain 2022-2024 pour une ville perméable en harmonie avec ses ressources en eau et ses milieux aquatiques : demande de subvention auprès de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse
Intervention de Sonia Tron

Mesdames, messieurs, chers collègues,

L’équation est simple : l’eau c’est la vie, il est donc vital de protéger nos ressources en eau.

Nous avons vu récemment que des rejets industriels faits dans le Rhône depuis des décennies, en aval de la vallée de la chimie, pouvaient impacter notre santé et altérer la biodiversité. Vous l’avez lu dans le dernier rapport sur le prix et la qualité des services d’eau potable présenté au dernier conseil municipal : 94% de l’eau consommée dans la Métropole est captée à Crépieux-Charmy ; dont celle Villeurbanne.

Fin avril nous sommes passés en vigilance sécheresse pour les eaux souterraines, encore plus tôt que les années précédentes. Le 24 mai nous sommes passés en alerte sècheresse pour les eaux souterraines et superficielles. Ce n’est malheureusement qu’un début.

Nous savons aujourd’hui que nous perdrons 30 % du débit du Rhône à l’horizon 2050 et qu’en 2070 ce sera la fin de l’apport d’eau glacière des Alpes pour le Rhône. Cela est d’autant plus préoccupant quant à l’échelle mondiale seulement 2,8 % de notre eau est douce et seulement 0,001 % de ces 2,8 % est potable et accessible. C’est cela la rareté, et donc la richesse, de la ressource.

C’est notamment pour ces raisons que la Métropole vient de voter une nouvelle politique de la ville perméable. Heureusement elle n’est pas seule à agir. Le nouveau contrat avec l’Agence de l’Eau rassemble des maîtres d’ouvrage aussi divers que le SYTRAL, des bailleurs sociaux, des communes, des syndicats mixtes… allant des Monts d’Or jusqu’au Smiril au sud du territoire.

Pour une bonne santé de nos cours d’eau et donc de notre eau potable, Villeurbanne a choisi d’agir sur la désimperméabilisation des sols : plutôt que rejeter les eaux de pluie dans le réseau d’assainissement, au risque de saturer les stations d’épuration lors des fortes pluies, on la rend à la terre, en lui permettant de s’infiltrer à la parcelle, là où elle tombe.

C’est indispensable pour le bon fonctionnement du cycle de l’eau et le renouvellement des nappes. Tous les propriétaires doivent être conscients de cette nécessité de perméabilité.

La ville prend ses responsabilités, en s’engageant à désimperméabiliser et requalifier 3 à 4 cours d’école par an sur tout le mandat.

Cela contribue au rafraichissement et à la lutte contre les îlots de chaleur. C’est bon pour les enfants et tous les personnels exerçant dans les groupes scolaires, pour le quartier environnant, et c’est bon pour la ressource.

L’eau est l’affaire de toutes et tous, chacune et chacun doit prendre sa part.

Je vous remercie

Seul le prononcé fait foi.

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